Découvrez nos échanges avec les hommes et les femmes qui, par leur talent, nous enivrent de bonheur...

Qu'ils soient oenologues, Maîtres de chai, distillateurs, embouteilleurs, collectionneurs ou importateurs.... tous ont un point commun :
partager avec vous les coulisses de leur métier, leurs actualités et surtout leur passion inébranlable pour ce spiritueux qui nous est si cher.

Historiquement issue des îles de la Caraïbe, la canne à sucre se répand désormais dans le monde entier, permettant ainsi l'émergence de terroirs de rhum aussi méconnus que le Vietnam, l'Australie, le Japon...

La belle aventure du rhum nous réserve encore bien des surprises et n'est pas prête de s’arrêter !

#04 ... HUBERT CORMAN

[ 11.10.2021 ]

PAP et MAP. Bonjour Hubert !

HC. Bonjour Philippe, bonjour Marika !

PAP. Nous sommes très heureux de t’entendre ! Es-tu prêt pour notre première question ? 

HC. Bien sûr.

PAP. Alors, première question, Hubert, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs en quelques mots et nous dire comment est née la marque Corman Collins ?

HC. Et bien, écoutez, la marque Corman Collins existe depuis 1965, c’est - entre guillemets - une « marque générique » créée par mes parents. Fin des années 80, début des années 90, on a pris une direction un peu inattendue puisque nous étions - au départ - basés sur les bières, des produits très locaux. Nous avons ensuite développé une gamme de whiskys et d’autres spiritueux, bardés de notre marque pour lui donner son essor. C’est ainsi que nous avons réalisé plus récemment différentes collaborations avec des distilleries, des groupes, des Maisons, en passant par le whisky, le cognac, le rhum, la bière…

L’origine de notre marque n'était pas programmée. Elle s’est construite naturellement en se basant sur l’envie de proposer à nos clients notre vision au travers d’embouteillages que nous souhaitions.

PAP. Si tu étais au départ orienté vers les whiskys et les bières, qu’est-ce qui a spécifiquement amené Corman Collins au rhum ?

HC. En fait, les premiers embouteillages de spiritueux ont été du Cognac, il y a de cela près de 30 ans. Nous avons toujours été fans de spiritueux dans la maison et, lorsque le marché du whisky balbutiait, nous avons pris l’initiative, en Belgique, de rencontrer de très nombreux producteurs, de négociants indépendants, de Maisons, de distilleries… et il est vrai que les premiers vieux embouteillages commercialisés dans nos boutiques comme à l'export ont été des whiskys.

Pas moins d'une centaine de versions de whiskys sur le marché issus de distilleries prestigieuses telles que Port Ellen, Bowmore dans les années 60, Strathisla : de très très belles Maisons qui proposaient des whiskys très âgés remontant aux années 60 et des whiskys beaucoup plus jeunes, d’une dizaine d'années.

Concernant le rhum, nous avons toujours eu une affection particulière pour ses origines. Alors les premiers rhums que nous avons vendus ont été des Chantal Comte, des Trois Rivières, des versions de Velier qui n’étaient disponibles qu’en Italie : c’était nos premiers balbutiements. On a également été les premiers à proposer deux embouteillages « Single Cask » JM et Clément. C'est ce qui a lancé notre gamme de rhums et qui nous permet aujourd’hui de proposer des embouteillages Trois-Rivières, Bally, Saint- James, Caroni, Diamond et bien d’autres…

PAP. Oui, de magnifiques bouteilles !

On a bien compris que, bien au-delà de la distribution, Corman Collins est surtout sélectionneur d'alcools et embouteilleur indépendant. On retrouve donc systématiquement votre « patte » sur les nouveautés que vous proposez. Hubert, quelle est ta démarche lorsque tu sélectionnes un jus ? Quels sont les critères auxquels tu ne déroges pas ?

HC. On ne s’attache pas à une marque. Ce que l’on veut impérativement, c'est que le jus qu'on nous propose offre un équilibre entre le nez, la bouche, la finale ! Un jus sur lequel vous avez envie de revenir sans devoir prendre beaucoup de recul pour l’apprécier.

A titre très personnel - bien que beaucoup d'amateurs de nos âges ou de nos générations se retrouvent parmi ces réflexions - je trouve que l’on essaye actuellement de faire passer des profils très extrêmes, des jus trop boisés, pour de nouvelles tendances. Nous, on ne sélectionnerait pas ce type de produits qui révèlent - à notre sens - des défauts.

Chez Corman Collins, nous recherchons des jus accessibles, judicieux, élégants et plaisants.

PAP. Donc le maître-mot, là, c'est vraiment le plaisir. On n'est pas dans quelque chose de fort, puissant, astringent

HC. Oh non, non, non !

PAP. Tu recherches la gourmandise

HC. Exactement, on veut de la gourmandise et du plaisir !

PAP. Oui, petite exception peut-être pour les Caroni qui sont quand même très typés ?

HC. Même pour les Caroni. Les personnes avec lesquelles je travaille me connaissent très bien et partagent également cette vision. Elles savent donc exactement ce qu'elles doivent nous envoyer pour qu'on puisse les sélectionner !

L’échantillon arrive toujours au degré naturel. On décide ensuite de le laisser tel quel - s’il remplit les conditions que l'on souhaite - ou de le travailler avec une petite réduction. On estime aujourd'hui qu’embouteiller systématiquement des spiritueux à degré élevé ne se justifie pas. Il faut parfois accepter de les réduire de quelques degrés pour obtenir toute l’amplitude que l'on recherche.

MAP. On retrouve également la « patte » Corman Collins sur tes packagings qui - sans surprise - nous séduisent beaucoup. Cette signature visuelle, cet univers original t’est-il personnel ?

HC. Oui, je suis assez fan de tout ce qui est rétro, des images qui racontent une histoire. Je suis collectionneur de vieilles publicités, de vieux panneaux émaillés, de vieilles affiches, et mon inspiration vient souvent de là. On s'inspire, on crée, et c'est ce qui apporte la signature Corman Collins comme on peut le voir sur notre nouvelle gamme Single Cask « Arturo Makasare ».

MAP. C’est donc vous qui donnez le ton sur cet aspect visuel ?

HC. Oui, c’est nous qui donnons le ton. Lorsque nous travaillons avec des Maisons officielles, des distilleries, nous leur proposons toujours de partir dans cette direction. On s'inspire alors de leur passé pour retracer leur histoire et la remettre au goût du jour. Faire en sorte que les amateurs d'aujourd'hui soient conscients que le rhum n'est pas né hier et qu'il a - bien sûr - une histoire importante derrière lui m’importe beaucoup.

PAP. Et bien cela me touche énormément. En tant que collectionneur, les embouteillages Corman Collins me font voyager dans le temps. Je pense notamment au Saint-James 17 ans, au Bally 18 ans qui pour moi sont de superbes réussites. Evidemment les jus sont magnifiques, mais le packaging ne laisse pas insensible et interpelle. Alors, vraiment, merci pour ces flacons… On attend les nouveaux avec impatience !

HC. Merci beaucoup Philippe ! Il est certain que ce genre de projet ne peut aboutir sans que derrière il y ait des personnes sensibles à ce que l'on a envie de laisser comme empreinte. On a la chance, parmi toutes nos relations, de pouvoir compter au sein des distilleries des gens qui ont une écoute et qui, lorsque nous avons une idée, prennent la balle au bond, ouvrent des portes, bousculent des bureaux de marketing et finalement permettent d’aboutir à un résultat authentique. Pour cette raison, ces grandes Maisons nous accordent beaucoup de confiance.

MAP. Et l’empreinte que Corman Collins laisse est parfaitement fidèle aux marques que tu sélectionnes.

HC. C’est ce que l’on veut impérativement. Si l’on parle plus spécifiquement des rhums martiniquais, qu’il s’agisse de Trois Rivières, de Bally ou de Saint-James, tant avec Daniel Baudin qu’avec Marc Sassier, on doit toujours ressentir l'âme de ces Maisons. Aujourd’hui, on a prouvé qu’on pouvait faire du marketing bien pensé avec une étiquette rétro, qui remet au goût du jour, une fois de temps en temps, un vieil embouteillage : c’est une inspiration qui fonctionne en fait.

MAP. Oui, et ceux qui te suivent, qui attendent tes embouteillages avec impatience, sont très sensibles à cette quête d'authenticité.

HC. En fait, ce sont surtout ceux qui s'intéressent à l'Histoire et en particulier à l'Histoire de ces Maisons. Si les nouvelles générations sont curieuses et dégustent plein de choses, elles ont rarement l’occasion de goûter de très très vieilles cuvées comme nous avons pu le faire, à l'époque

Tout était accessible, personne ne voulait des vieilles bouteilles qui traînaient depuis des années dans nos caves ou chez des cavistes. C’est seulement depuis une petite dizaine d'années que tout le monde s'énerve un peu à essayer de déceler LA pépite qui a été oubliée sur une étagère.

Notre génération a eu la chance de pouvoir déguster ces trésors. On les a trouvés, on les a vendus, mais on les aussi ouverts et partagés. Cette trace fait un petit peu de nous des passeurs de temps et de goût, pour expliquer au nouveau consommateur d’aujourd’hui que déguster un rhum, c’est comme ouvrir un vieux grimoire qui permet de remonter le temps vers la distillerie et de s’imprégner de son histoire.

PAP. Et bien c'est vraiment réussi, ne change rien, on attend la suite avec impatience.

HC. On s’y attache ! On s’y attache !

MAP. C’est ce qui explique aussi la longévité de Corman Collins car c'est son 55ème anniversaire, et il nous vaut la parution de nouvelles cuvées encore plus extraordinaires !

PAP. Justement, parlons un peu de ce 55ème anniversaire et des trois nouveaux embouteillages Single Cask que nous proposons sur la Compagnie du Rhum. Il y a le Caroni Black Cat, le Clarendon, et le Diamond Demera. Peux-tu nous en parler ?

HC. Et bien, écoutez, les trois sélections ont mis un petit peu de temps à émerger parce que le Brexit est venu jouer les trouble-fête entre l’étape de sélection et l'arrivée des produits sur le marché.

Le Caroni Black Cat Bar est issu de l’un des deux derniers fûts de 1996 que John Barrett possède dans ses réserves personnelles. Notre relation n'est pas mystérieuse et n'est pas une énigme, nous nous entendons très très bien et apprécions chacun le travail de l’autre. Pour mes 55 ans d'activité, il m'a dit « écoute, il me reste deux fûts, tu choisis celui que tu veux », et on a sélectionné ce 25 ans. Il n’y a pas eu beaucoup d’embouteillages sur ce millésime que l’on a d’abord sélectionné brut de fût. Après réflexion, on a considéré qu’il méritait une petite réduction. Le Black Cat était un bar mythique de Trinidad qui existe toujours aujourd'hui - sous un autre nom. On voulait faire un petit clin d’œil à ses deux fondateurs qui proposaient à l’époque les « premiers Caroni » embouteillés à Trinidad.

PAP. Oh oui, c’était une institution à Port-of-Spain à l'époque ! Comme tu le sais, je suis né à Trinidad et te confirme que mes grands-parents fréquentaient ce lieu. Revoir cette vieille enseigne mise à l’honneur me touche particulièrement.

Et bien, tu sais, on possédait les bouteilles originales de ces premières versions, donc l'inspiration du Black Cat Bar, de l'étiquette et des couleurs. Le seul élément que l’on a modifié est le chat qui orne la bouteille, et on l’a fait pour le rendre un peu plus Art déco et un peu plus « stylisé » que celui de l'étiquette originale. A l’époque, le chat ressemblait davantage à un chat « de gouttière » qui croque des souris ou des rats (rires). L’inspiration provient de là, donc, mais également d’une discussion avec un de mes amis qui est un très très grand collectionneur de Caroni !

Ce n'est pas un secret aujourd'hui puisque cela circule sur les réseaux sociaux, mais Stéphano Caroni est en train d'écrire un livre sur toutes les versions de Caroni qui existent. Ce bouquin devrait sortir d’ici quelques mois, une fois qu’il aura fini de rencontrer tous ceux qui ont embouteillé des Caroni. Toute notre histoire - et toute l'histoire de ces bouteilles - seront présentes dans cette bible. Ce sera donc vraiment le dictionnaire Caroni, depuis le premier embouteillage de Caroni existant sur le marché.

MAP. Et bien, on a hâte de se le procurer et on devine l’émulation que créera sa sortie !

HC. C'est un gros travail. Cet ami est un vrai globe-trotter qui tourne partout en Europe et à travers le monde. Le Covid a quand même mis un bon coup de frein à son activité, puisqu'il devait se rendre à Trinidad dont les frontières étaient fermées. Malgré ce retard, cet ouvrage devrait être dans les bacs en 2022.

PAP. Peux-tu nous dire quelques mots sur le Clarendon et le Diamond ?

HC. Le Clarendon est issu d'une seule barrique « 1996 », on reste donc sur un 25 ans. Il a également été un petit peu réduit parce qu'on trouvait qu'il en avait besoin. La réduction apporte une autre amplitude à ce profil de rhum que l'on adore particulièrement. On connaît les profils de la Jamaïque, du Demerara et de Trinidad, mais le Clarendon est celui qui nous avait le plus séduits.

Le Diamond n’a connu aucune réduction. Quand il est arrivé sur notre bureau, parmi tous nos échantillons et après qu'on ait mis notre nez dedans, on savait qu’il ne fallait pas y toucher (rires) et c'est d’ailleurs le premier qu'on a validé.

PAP. On va avoir la chance également de proposer sur notre site de nouveaux embouteillages « Arturo Makasare ». S’agissant d’une nouvelle gamme pour nous, peux-tu nous dire d'où vient ce nom ?

HC. Alors, « Arturo Makasare » est une marque propre à Corman Collins, créée lors de nos voyages dans la Caraïbe et notamment à Saint-Domingue. Lors de nos rencontres, nous avons appris qu’Arturo Makasare était un coupeur de cannes - ayant immigré d'Espagne vers Saint-Domingue – qui a été le premier à remarquer que la variété de cannes était différente selon le terroir où elle se trouvait. Il pressait des cannes pour faire des jus et s’est aperçu qu’ils étaient tous différents. Pour l'industrie du rhum comme pour ceux qui faisaient de la canne, cette observation apportait quelque chose. Comme personne n'avait jamais parlé de lui, on s'est dit que cela faisait sens de créer cette gamme en sa mémoire.

MAP. Hubert, le fil conducteur de cette gamme est donc vraiment le terroir.

HC. C’est vraiment le terroir. Donc ce sont chaque fois des fûts uniques, les fûts nous parviennent par échantillons, ils sont sélectionnés, arrivent ici en Belgique en barrique alimentaire puis sont embouteillés, étiquetés et packagés ici, en Belgique.

Donc tout le processus est fait à Saint-Domingue pour garder la trace de l’histoire du fût. La réduction est faite là-bas pour ne rien changer à la qualité de l'eau et au travail du rhum sur place. Donc c'est 100 % tropical. Seule la mise en bouteille est faite ici.

PAP. Voilà. Toujours avec votre patte, avec cette étiquette « rétro »,  « vintage ».

HC. Voilà, c'est ça, toujours marqué par le soleil, par les Caraïbes, par le plaisir, par le côté un peu funky qui nous caractérise en fait.

PAP. Et bien, même question, Hubert, pour la gamme Dame-Jeanne. C’est vrai qu’on se pose pas mal de questions à son sujet, on voit écrit « Dame- Jeanne » sur ces bouteilles et l’on se demande ce que c'est. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

HC. Moi je suis aussi collectionneur de rhum et nous avons acquis il y a quelques années des Dame-Jeanne de rhum sans marque, sans année. Bon, on se doutait bien avec l'ossature autour des Dame-Jeanne en verre que ça datait des années 70. Il y en avait deux et on a décidé de les embouteiller, tout simplement pour ne pas les « perdre ». Puis, à un moment donné, on s’est dit qu’on n’allait quand même pas les consommer, et l’on a pensé « bon, autant que le consommateur puisse se faire plaisir avec des rhums de Martinique de ces années 70 que peu de gens ont l'habitude de goûter et de se procurer à prix sympas ».

MAP. Peut-on dire que ce sont des rhums vieux, sachant que les rhums ne vieillissent pas en Dame-Jeanne ?

HC. C’est vrai, mais ce sont des rhums des années 70, donc ce sont des rhums qui ont - pour moi, à la dégustation - entre 5 et 10 ans maximum. Comme vous le savez déjà, les Dame-Jeanne étaient à cette époque très utilisées, elles servaient du vrac pour faire beaucoup d'activité, dans les bars, dans les restaurants, dans la pâtisserie et même chez les particuliers. Donc ces rhums étaient très utilisés et très répandus. Mais il n'y avait pas de marque, pas d'indication, pas d'étiquette sur ces bouteilles.

PAP. Et bien là encore, on a hâte de recevoir notre petit stock pour découvrir tout cela. Et j’en arrive à notre dernière question.

Maintenant que vous êtes de plus en plus reconnu en tant que sélectionneur et embouteilleur - en effet d'année en année on sent votre marque de plus en plus active sur le marché, notamment auprès de consommateurs assez pointus, de collectionneurs ou autres à la recherche de bouteilles un peu exceptionnelles - comment envisagez-vous l'avenir de la marque Corman Collins, quelle est la prochaine étape ?

HC. On n’a pas d'étapes. On prend les années comme elles arrivent et l’on prend le marché tel qu'il vient, en essayant toujours de trouver de belles choses. On bouge. On reste actif. On voit l'évolution du marché qui n’est pas toujours forcément celle qu'on aimerait qu'elle soit. Je pense d’ailleurs que beaucoup de personnes partagent ce ressenti. Nous essayons de conserver les valeurs que nous portons depuis 55 ans et nous nous concentrons sur trois choses : la qualité, la qualité, la qualité !

PAP. Nous sommes convaincus de cela, et même s’il n’y a pas un plan stratégique sur les années, on sent bien que vous travaillez au ressenti, au feeling tout en restant à l’écoute du marché.

HC. Pour que tout le monde comprenne bien, on n’est pas obligé d’embouteiller quelque chose parce qu'on doit embouteiller quelque chose. Nous ne sommes pas dans la dynamique d’un embouteilleur indépendant, nous on sélectionne. L’embouteilleur indépendant a forcément besoin d'avoir une activité commerciale pour gagner sa vie. Nous, notre activité commerciale, c'est notre magasin, notre réseau de cavistes, de restaurants, de bars, d'amis, de copains, de partenaires…

Quand on trouve quelque chose qui nous plaît, on l’embouteille. Quand on nous propose des choses qui ne nous plaisent pas, on n’embouteille pas. On ne fait pas quelque chose parce qu'on doit le faire, on fait quelque chose parce qu'on a envie de le faire. C'est ça la différence.

MAP. C’est cette qualité qui fait qu’aujourd’hui nous pouvons souhaiter un très joyeux 55ème anniversaire à Corman Collins !

HC. Et bien, merci beaucoup. Notre plaisir, c’est de pouvoir trouver ces jus, de les faire aboutir et de les partager.

Notre philosophie, sur les boîtes elle est tout indiquée : « Not for resale, just for pleasure ». Ce n’est pas pour revenir sur le marché secondaire. Alors, ouvrez nos bouteilles et faites-vous plaisir parce qu’on y a mis tout notre savoir-faire, toutes nos relations, toute notre passion ! Faire ce genre de petites séries, c'est plutôt un défi qu’une facilité car cela représente énormément de travail.

MAP. Donc tous ces embouteillages, c'est un peu l'âme de Corman Collins en fait.

HC. Exactement, c’est notre âme.

MAP. Et bien cela nous offre une belle conclusion, Hubert. Merci mille fois de ton temps, on sait qu’il est précieux et nous avions vraiment envie de t’entendre sur tes nouvelles sorties. C’est un beau cadeau pour nous !

HC. Et bien, c’était un très bon moment partagé. On se réjouit de vous voir et on espère que votre palette arrivera vite afin que vous puissiez proposer à vos clients assidus les embouteillages que l’on vous a réservés (*). Au revoir et merci à vous deux !

(*) disponibles depuis mi-septembre 2021 sur www.lacompagniedurhum.com

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.